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il pane e le rose

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Venezia, un’assemblea piena di passione per un Senegal libero dal colonialismo (italiano – français)

(18 Luglio 2023)

Senegal chiama Venezia

Forse i giovani attivisti e simpatizzanti del movimento/partito Pastef si aspettavano qualche presenza in più, ma in ogni caso l’iniziativa di ieri a Venezia per un Senegal libero dal colonialismo e dal suo attuale presidente Macky Sallo, è riuscita.

Doveva essere un presidio; è stata in realtà un’assemblea in larga parte di giovani immigrati senegalesi, scandita da molti interventi in wolof, francese, inglese e italiano. Interventi pieni di passione e di grinta nel denunciare la brutale repressione delle manifestazioni anti-governative che da settimane e settimane si succedono in tante città del Senegal (con decine di morti e almeno 700 arresti). Ma anche nel denunciare la complicità dei paesi occidentali con il governo di Macky Sallo, accusato di essere un “dittatore” per la sua decisione di volere a tutti i costi (contro la legge) un terzo mandato presidenziale, uno strumento del colonialismo francese, e di proseguire nella svendita delle ricchezze e del lavoro del Senegal alle storiche potenze coloniali europee già messa in atto dai precedenti capi di stato e di governo.

L’indipendenza raggiunta nel 1960 – ha affermato più di un intervento – non ha risolto i problemi delle masse lavoratrici del Senegal, tant’è vero che il paese è colpito da una continua emorragia di emigranti in direzione dell’Europa. C’è bisogno, quindi, di una nuova stagione di lotte per raggiungere una “vera libertà” e una “giustizia sociale” che sono all’oggi assenti. E in questo cammino il passaggio obbligato è liberarsi dalle élite corrotte interessate solo all’arricchimento personale e di clan, totalmente indifferenti alla sorte e alle sofferenze del “popolo”, pronte ad usare il pugno di ferro per schiacciare quanti si sollevano per conquistare un differente futuro. Tra i più vibranti, i discorsi di tre donne di diversa età. Ripetute più volte, con grande determinazione, la richiesta di dimissioni di Macky Sallo (“Macky dégage”) e quella dell’immediata liberazione dei prigionieri politici. Costantemente presente il richiamo alla figura di Ousmane Sonko, molto amata per la sua integrità e il suo programma di riscatto nazionale e sociale.

Il presidio-assemblea è stato organizzato insieme dal Comitato permanente contro le guerre e il razzismo di Marghera e dagli attivisti e simpatizzanti di Pastef.

I due interventi del Comitato, entrambi accolti con grande calore, hanno ricordato il costante impegno contro tutte le forme di aggressione dei paesi imperialisti ai proletari, ai contadini, ai diseredati, agli emigranti dell’Africa e dei continenti di colore, a partire dalla seconda guerra contro l’Iraq. “Non abbiamo esitato un istante a promuovere insieme a voi questa manifestazione perché ci sentiamo e siamo pienamente solidali con la vostra denuncia e la vostra lotta”.

Dentro questa solidarietà è stato portato un triplice messaggio:

1)è decisivo il protagonismo degli sfruttati e dei giovani, in Senegal e qui in Europa e in Italia, gli sfruttati debbono prendere nelle proprie mani il proprio destino, e possono farlo solo scendendo in campo, mobilitandosi, organizzandosi;

2)può esserci un Senegal libero dal colonialismo solo all’interno di una ripresa generale della lotta per liberare l’intera Africa dal colonialismo – dal colonialismo francese, giustamente attaccato a ripetizione come il mandante di Macky Sallo e del suo gruppo di potere, e dal colonialismo di tutti i paesi europei che cercano di profittare della crisi del colonialismo francese, l’Italia del governo Meloni in prima fila, senza farsi incantare dalle lusinghe di Cina e Russia;

3)in prospettiva la lotta contro il colonialismo dovrà unirsi alla lotta contro il capitalismo, la cui dittatura (la dittatura degli sfruttatori sugli sfruttati) è sempre più evidente anche nei paesi, come quelli europei, che hanno spogliato nei secoli l’Africa; dopotutto il colonialismo è figlio del capitalismo, e potrà sparire dalla faccia della terra solo con il totale sradicamento dei rapporti sociali capitalistici, e dei suoi lasciti mentali e psicologici.

Questa assemblea ha fatto arrivare fin nella sonnolenta Venezia (addobbata per la storica festa del Redentore) la voce dei ribelli del Senegal e dell’Africa, invocanti le figure di Thomas Sankara e Patrice Lumumba, del loro pan-africanismo rivoluzionario. Dall’inizio alla fine si è respirato un raro clima di fraternità e di internazionalismo vissuto, sigillato da un bel dono degli attivisti senegalesi al Comitato permanente: un dipinto che su uno sfondo vivissimo di colori ritrae eretta, maestosa, scintillante una figura femminile simbolo dell’Africa libera (dal colonialismo).

Venise, une assemblée pleine de passion pour un Sénégal libéré du colonialisme

Peut-être les jeunes militants et sympathisants du mouvement/parti Pastef s’attendaient-ils à quelques présences supplémentaires, mais en tout cas l’initiative d’hier à Venise pour un Sénégal libéré du colonialisme et de son actuel président, Macky Sallo, a été couronnée de succès.

C’était censé être une garnison; il s’agissait en fait d’un rassemblement majoritairement de jeunes immigrés sénégalais, ponctué de nombreux discours en wolof, français, anglais et italien. Des interventions pleines de passion et de courage pour dénoncer la répression brutale des manifestations anti-gouvernementales qui se déroulent depuis des semaines et des semaines dans de nombreuses villes du Sénégal (avec des dizaines de morts et au moins 700 arrestations). Mais aussi en dénonçant la complicité des pays occidentaux avec le gouvernement de Macky Sallo, accusé d’être un “dictateur” pour sa décision de vouloir à tout prix (contre la loi) un troisième mandat présidentiel, instrument du colonialisme français, et de continuer la vente des richesses et des emplois du Sénégal aux puissances coloniales européennes historiques déjà mise en œuvre par les précédents chefs d’État et de gouvernement.

L’indépendance obtenue en 1960 – affirmée plus d’une intervention – n’a pas résolu les problèmes des masses laborieuses du Sénégal, à tel point que le pays est affecté par une hémorragie continue d’émigrants vers l’Europe. Il faut donc une nouvelle saison de luttes pour parvenir à une “véritable liberté” et à une “justice sociale” qui font actuellement défaut. Et sur cette voie, le pas obligé est de s’affranchir des élites corrompues uniquement intéressées à l’enrichissement personnel et clanique, totalement indifférentes au sort et à la souffrance du “peuple”, prêtes à user d’une poigne de fer pour écraser ceux qui se lèvent pour conquérir un avenir différent. Parmi les plus vibrants, les discours de trois femmes d’âges différents. A répété à plusieurs reprises, avec une grande détermination, la demande de démission de Macky Sallo (“Macky dégage”) et celle de la libération immédiate des prisonniers politiques. La référence à la figure d’Ousmane Sonko est constamment présente, très aimé pour son intégrité et son programme de rédemption nationale et sociale.

L’assemblée du présidium a été organisée conjointement par le Comité permanent de Marghera contre les guerres et le racisme et les militants et sympathisants de Pastef.

Les deux interventions du Comité, toutes deux accueillies avec beaucoup de chaleur, ont rappelé l’engagement constant contre toutes les formes d’agression des pays impérialistes envers les prolétaires, les paysans, les dépossédés, les émigrés d’Afrique et des continents de couleur, à partir de la seconde guerre contre l’Irak. “Nous n’avons pas hésité un instant à promouvoir cette manifestation avec vous car nous nous sentons et sommes pleinement solidaires de votre dénonciation et de votre lutte”. Au sein de cette solidarité, un triple message a été apporté :

1) le protagonisme des exploités et des jeunes est déterminant, au Sénégal et ici en Europe et en Italie, les exploités doivent prendre leur destin en main, et ils ne peuvent le faire qu’en prenant le terrain, en se mobilisant, en s’organisant ;

2) ne peut-il y avoir un Sénégal décolonisé que dans le cadre d’une relance générale de la lutte pour libérer toute l’Afrique du colonialisme – du colonialisme français, attaqué à juste titre à répétition comme l’instigateur de Macky Sallo et de son groupe au pouvoir, et du colonialisme de tous les pays européens qui cherchent à profiter de la crise du colonialisme français, l’Italie du gouvernement Meloni au premier rang, sans se laisser enchanter par les flatteries de la Chine et de la Russie ;

3) en perspective, la lutte contre le colonialisme devra rejoindre la lutte contre le capitalisme, dont la dictature (la dictature des exploiteurs sur les exploités) est de plus en plus évidente même dans des pays, comme les européens, qui ont spolié l’Afrique au cours des siècles ; après tout, le colonialisme est le fils du capitalisme et ne pourra disparaître de la surface de la terre qu’avec l’éradication totale des rapports sociaux capitalistes et de ses héritages mentaux et psychologiques.

Cette assemblée a porté la voix des rebelles du Sénégal et de l’Afrique dans la Venise endormie (décorée pour la fête historique du Rédempteur), invoquant les figures de Thomas Sankara et Patrice Lumumba, de leur panafricanisme révolutionnaire. Du début à la fin, il régnait une rare atmosphère de fraternité et d’internationalisme vécu, scellée par un beau cadeau des militants sénégalais au Comité permanent : un tableau qui sur un fond de couleurs très vives représente une figure féminine droite, majestueuse et scintillante, symbole de l’Afrique libérée du colonialisme.

Il pungolo rosso

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